vendredi 12 août 2011

Green Day - American Idiot

Best Rock Album - Grammy Awards, 2005.
20 000 000 000 d'exemplaires vendus à travers le monde.
5 fois disque Platine.
Adapté en comédie musicale sur Broadway en 2010.
Prochaine sortie d'une adaptation cinématographie en 2013.

American Idiot.
Un des albums les plus vendus et les plus appréciés de la dernière décennie. Avec cet album, le groupe délaisse son ancien matériel pour quelque chose de beaucoup plus évolué et profond : l'opéra rock. Ce type d'album reprend un concept qui est relaté à travers tout l'album, le plus souvent dans une certaine continuité. Dans American Idiot, il s'agit de l'histoire de Johnny, un jeune adolescent de Jingletown (Oakland, Californie), plus connu sous le patronyme de Jesus Of Suburbia (qui correspond aussi à la deuxième pièce de l'album, que voici).


À travers la chanson (qui est particulièrement longue, et divisée en cinq parties), on apprend qui est Jesus, ainsi que ses idéologies, qui le poussent finalement à quitter Jingletown (notamment, dans les dernières paroles : You're living home !). La chanson suivante, Holiday, décrit l'intolérance que Johnny aperçoit lorsqu'il quitte la ville, mais les paroles font aussi un lien au gouvernement Bush en place cette année-là. En premier lieu, l'album se veut dénoncer ce que Bush fait (ou a fait ultérieurement) aux États-Unis, et ainsi faire passer un message de changement. Par ailleurs, le morceau Holiday connût un grand succès, mais pas autant que la chanson suivante, qui s'enchaîne avec la précédente, Boulevard Of Broken Dreams. Couronnée Record Of The Year aux Grammy Awards et nominée dans plus de 7 catégories, il s'agit d'unes des chansons les plus populaires du groupe (si ce n'est pas LA plus populaire). Les paroles parlent du sentiment de solitude éprouvé par Jesus, qui erre seule dans les rues.


Are We The Waiting, la pièce suivante, reprend un peu le sentiment dépressif de Boulevard Of Broken Dreams, jusqu'à ce que...BOOM ! St. Jimmy fasse son entrée sur scène (ainsi que la chanson au même nom). Ce personnage est un genre d'alter ego de Jesus Of Suburbia, qui le représente un peu comme son image lorsqu'il est soûl (ou gelé). C'est un maniaque de révolte et de destruction, et ça se sent par le rythme déchaîné de la (courte) chanson. C'est justement lui qui introduit la drogue à la seringue dans la vie de Johnny (par la pièce Give Me Novacaine). Puis vint la rencontre avec Whatsername, une jeune rebelle qui intéresse et s'intéresse à Jesus (She's A Rebel). Après quelques aventures (Extraordinairy Girl), elle le délaisse, car elle trouve qu'il se fait trop illusions (Letterbomb, qui est en fait la lettre que Jesus reçoit de la part de Whatsername). Le temps passe, comme on peut l'entendre dans la chanson Wake Me Up When September Ends. Certains associent cette chanson au 11 septembre, tandis que d'autres voient plutôt un lien avec le père de Billie Joe Armstrong, qui est décédé lorsque le chanteur n'avait que dix ans. Toutefois, on ne sait pas exactement les faits réels.

Après tout ce temps passé à Jingletown, Johnny décide finalement de rentrer chez lui (dans la pièce Homecoming, qui, comme Jesus Of Suburbia, est divisée en cinq parties). On y raconte la mort (digne, quand même) de St. Jimmy. Ensuite, Johnny décide de se prendre en main, et de faire de quoi pour racheter tout ce qu'il a perdu durant les dernières années. Toutefois, il n'arrive pas à s'y adapter, préférant retourner à Jingletown et retrouver ses activités de dealer. Se retrouvant seul, il repense à Whatsername, et aux paroles qu'elle lui a adressés (Nobody Likes You, qui est aussi le titre de la partie, chantée et écrite par Mike Dirnt). Dans la partie suivante, il reçoit une lettre de Tunny, un de ses anciens compagnons de Jingletown, qui lui raconte comment il s'est retrouvé dans une vie quasi-paradisiaque (écrite et interprétée par Tré Cool, celui-ci en fait un peu une auto-biographie). Cette lettre lui fait comprendre que, pendant toutes ces années où il s'est passé pour un rebelle, d'autres sont parvenus à faire de leur vie quelque chose qui avait de l'allure...alors qu'il s'était mis en tête le même objectif. Il décide finalement de rentrer chez lui. Voici finalement cette pièce, qui clos un peu le parcours de Johnny, alias Jesus Of Suburbia.


Toutefois, l'album recèle encore une dernière pièce, Whatsername. Dans cette chanson, qui semble se situer bien après le retour à la maison de Johnny, celui-ci se remémore les temps passés avec Whatsername, sur qui il n'arrive pas à coller de nom précis. Une belle pièce pour la fin d'un bel album.

Bon.

MON AVIS.

Cet album est l'un des plus réussis qui soit. Ce n'est pas mon préféré, mais il s'y approche dangereusement. Parmi mes préférées de cet album, on retrouve American Idiot (la première pièce, qui ne s'attache pas vraiment à l'histoire, mais qui critique plutôt le gouvernement Bush, comme dans Holiday), Jesus Of Suburbia, Holiday, She's A Rebel, Whatsername, mais surtout, Homecoming. Pas vraiment pour sa signification dans l'album, mais plutôt pour tous les souvenirs et les émotions qui y sont rattachés. Toutefois, cela ne signifie pas que je n'aime pas les autres chansons, seulement, j'en préfère certaines à d'autres. COMME TOUT LE MONDE !

À la suite de cet album, Bullet In A Bible, un CD/DVD eeeeeeexquis sur un spectacle en Angleterre, en 2005, à l'occasion de la tournée American Idiot. Dans le DVD, le spectacle est entrecoupé d'interviews et de certaines scènes en backstage. C'est vraiment l'fun, si on veut en apprendre plus sur l'album, et aussi avoir un certain accès à la vie de tournée du groupe. Un film à voir !

Prochain article : dernier de la série, portant sur 21st Century Breakdown, un autre album concept, et aussi, sur ce qu'adviendra de Green Day dans les prochaines années...à suivre !

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